Chamanisme : mon immersion en Amazonie

C’est très entourée de mes guides depuis une dizaine d’années que j’ai décidé d’entreprendre ce voyage à la poursuite des signes et des synchronicités. La notion de chamanisme bien en tête tant le message était clair : je devais me rendre en Equateur afin de rencontrer les chamans.

L’univers, mes guides, les anges, ont les nommera comme on voudra n’ont de cesse de m’indiquer le chemin à suivre, et d’autant plus lorsqu’il s’agit de ma mission de vie : les soins énergétiques.

C’est donc le vent dans le dos, et très accompagnée bien que seule, que je suis partie sur les traces de ces synchronicités.

Cette aventure m’a menée de synchronicité en synchronicité au Mexique, puis en Equateur où j’ai vécu pendant près d’un mois avec trois chamans différents, puis en Californie afin de me connecter aux énergies du Mont Shasta.

 

3 chamans, 3 chamanismes

Franklin

Franklin est le premier chaman avec lequel je m’installe pour un temps à mon arrivée en Amazonie. Il fait partie de la communauté indigène Kichua. De longues heures dans les transports me permettent finalement de me rendre dans cette région reculée du monde.

Franklin est le fils d’un chaman guérisseur très connu et maintenant décédé. Il me raconte fièrement que son papa était régulièrement invité à s’exprimer au sujet du chamanisme dans des colloques à l’étranger. Il lui a tout appris.

Depuis qu’il a 6 ans Franklin baigne dans cet apprentissage des plantes et de la Médecine. Le terme « médecine » se réfère aux plantes maitresses qui sont un groupe spécifique de plantes employées autant pour leurs propriétés médicinales que pour leurs capacités à nous enseigner.

Les journées de Franklin sont rythmées par les rendez-vous avec ses patients des villages alentours et le temps qu’il passe avec moi pour m’enseigner les plantes. Nous parcourons souvent la jungle épaisse munis de nos machettes en quête d’endroits reculés afin de nous connecter à la puissance et aux esprits des lieux. Ces cérémonies sont souvent accompagnées par des plantes maitresses telles le tabac ou l’ayahuesca.

Les expériences sont fortes et inoubliables, il y a de la magie dans l’air, la connexion au Tout est palpable. Je garde des souvenirs incroyables des cérémonies auprès de la rivière ainsi que de celle que nous avons réalisée dans le silence et le noir complet d’une grotte.

 

 

Rumi

A 6 heures de route de là et à la recherche du chaman Rumi j’ai eu la chance de tomber sur une personne bienveillante qui a su m’indiquer son lieu de vie. Il a même accepté de m’y conduire. Sans cet inconnu je n’aurais probablement jamais trouvé ce chaman qui vit dans sa finca le long de la rivière et en bordure de forêt.

Rumi est un chaman de la communauté indigène Shuar. La langue est très différente de celle des Kichua, elle-même sans comparaison aucune avec l’espagnol. Heureusement que Rumi parle espagnol ! Au-delà du chamanisme il est très impliqué pour la sauvegarde des droits des peuples autochtones et de l’environnement. Son engagement et celui de sa communauté pour ces deux thèmes est sans faille.

Après un temps d’échange d’environ 2 heures afin de s’assurer du bien fondé de ma démarche il accepte de m’accueillir et de partager son savoir avec moi. Nous allons avoir des échanges passionnants concernant le chamanisme, la relation entre l’Homme et la Pacha Mama. Il m’enseigne comment entrer en connexion et se nettoyer énergétiquement avec l’eau des rivières. La manière d’entrer avec respect dans la forêt, notamment grâce à l’utilisation de peintures sur le corps. Ces peintures sont réalisées avec un fruit local qu’on ouvre en deux. Le jus est rouge et assez épais, exactement comme la texture d’une peinture.

 

 

Maria

Plus au Sud de l’Amazonie Equatorienne se trouve Maria. Comme pour les deux premiers chamans j’avais entendu parler d’elle grâce à des synchronicités mais cela semblait difficile de la trouver. En effet, elle réside très en retrait de toute civilisation.

A mon plus grand bonheur j’ai été guidée pour rencontrer sa fille. Cette dernière a pu s’organiser pour que ma demande de rester une semaine avec sa maman en forêt parvienne à Maria. Trois jours d’attente plus tard le message me revient, c’est un oui ! Maria dit qu’elle accepte car le matin où elle a reçu ma demande 3 oiseaux de la montagne sont venus chanter sur son toit. Cela est un signe annonciateur d’une venue positive selon ses traditions chamaniques. Je me sens chanceuse et la gratitude m’envahit.

Il faut 2 heures de marche dans la forêt entre lianes, ponts suspendus et sentiers boueux (bottes exigées) pour se rendre à son humble demeure ouverte aux 4 vents.

Maria est la chamane qui clôture cette immersion en Amazonie, elle est aussi ma cerise sur le gâteau. C’est une femme médecine Shuar. Avec elle je libère ce qui devait encore l’être, dans la douleur. L’initiation est difficile mais libératrice. Son chamanisme me permet de me reconnecter avec ma nature profonde, d’ouvrir encore plus mes capacités pour les soins.

 

Ensemble nous allons nous connecter à l’esprit des cascades où les cérémonies sont si puissantes que j’aurais pu dormir trois jours juste après. Les cérémonies Ayahuesca de nuit sont magiques, notre habitation se résumant à un toit nous sommes directement en contact avec l’esprit de la forêt. Les sons puissants et nombreux, les lumières des lucioles et le bruit du feu qui crépite.

Les plantes enseignantes m’y communiquent, entre autres choses intimes que je ne dévoilerai pas ici, un tas d’informations pour mon avenir avec les soins énergétiques. Je suis comblée. Merci à Maria pour la transmission de sa connaissance et de sa Médecine qui a fait évoluer ma conscience et ma relation au monde.

 

 

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